Zone Mixte - Les Celtics Griffons 22 se livrent sur cette fin de saison

Ce vendredi soir, les Manceaux et les Briochins vont s'opposer pour la "der" de la saison 2021-2022. Une ultime rencontre qui bouclera une saison avec un bilan différent pour les deux clubs. Le Mans FC (9e) tentera de finir sur une bonne note face à des Bretons (7e) qui restent sur deux succès de rang.





Pour cette ultime Zone Mixte, nous avons décidé de sonder le groupe de supporters du club briochin, les Celtics Griffons 22. Un échange synonyme de bilan de l'exercice actuel et de vision sur la prochaine saison


Pouvez-vous vous présenter ?


Nous sommes un jeune groupe de supporters qui tente de relancer une dynamique en tribunes, en associant de nouveaux venus à des supporters bercés au Stade Briochin depuis déjà de longues années. L'objectif est de vivre notre ferveur ensemble durant les matchs, mais aussi de pousser nos joueurs aussi fort que possible.


Saint-Brieuc effectue sa deuxième saison consécutive et a récemment rempilé pour une troisième, quel bilan tirez-vous de cet exercice ?



Christophe Kerbrat et ses partenaires ont réalisé une bonne saison | © Mickaël Bruneau Photographies


Le National est un championnat extrêmement compliqué, notamment parce que le niveau y est assez homogène. Chaque saison est extrêmement stressante lorsqu'on joue le maintien, d'autant que nous avons durant ces deux saisons eu de très belles séries comme des périodes beaucoup plus inquiétantes. Pour autant, une dynamique s'est aussi créée autour du club grâce à notre montée en N1 il y a 2 ans, notamment du côté supporters.


On dit souvent que se déplacer à Saint-Brieuc est compliqué, vous confirmez ?


C'est certain ! En début de saison, c'était plutôt pour de "mauvaises" raisons : l'état de la pelouse était très compliqué. Cela s'est grandement arrangé avec l'arrivée des beaux jours et désormais, la raison pour laquelle nous sommes compliqués à jouer est plus réjouissante : l'équipe est solide, en confiance et joue aussi en se faisant plaisir, le spectre de la descente s'étant envolé au fur et à mesure que nous nous rapprochions de la fin de saison. Donc, forcément, lors que l'on additionne cette atmosphère avec l'absence de déplacement à faire, cela donne de bonnes cartes pour poser de sérieux problèmes à l'adversaire.


Les Manceaux connaissent bien un de vos joueurs, Aimeric Gomis-Maillard, formé en Sarthe et qui est l'une des révélations de la phase retour, pouvez-vous nous dire quelques mots sur ce joueur ?


C'est un joueur qui, avant son retour dans le groupe en janvier, a vécu une période très difficile puisqu'il a passé grosso modo 1 an à rechuter constamment d'une blessure à l'ischio, l'éloignant des terrains. Pour autant, le président du club comme l'entraîneur ne l'ont pas lâché et il semble avoir particulièrement apprécié cela. C'est certainement aussi un atout des clubs à petits budgets, il y a aussi un côté familial, un relationnel qui aide à tenir dans un métier difficile. Dès ses premiers matchs, on a remarqué son activité à un poste de 9 qui posait problème jusque là et il n'est plus jamais ressorti du groupe. C'est un joueur qui ne lâche rien, et qui depuis plusieurs matchs a en plus gagné en efficacité devant le but (5 buts lors des 6 derniers matchs). Très prometteur pour la saison prochaine.


En parlant de réussite, vous êtes second au classement sur la phase retour après un automne compliqué (2 victoires entre le 17 septembre et 10 décembre), est-ce que le club peut viser un peu plus haut la saison prochaine ?


Les joueurs ont mis pas mal de temps à se trouver, à bien combiner. Si jamais on venait à pouvoir conserver la majorité de notre effectif (dans un scénario rêvé : garder tout le monde hors prêts), ce serait certain que nous pourrions viser plus haut, car cette période de mise en place dans le phase aller nous serait économisée… Mais même sans cela c'est possible, puisqu'à une journée de la fin, nous sommes déjà à 51 points contre 43 en fin de saison dernière, donc nous avons déjà réalisé une progression énorme sur deux saisons, mais possible ne signifie pas évident : c'est un championnat serré, homogène, avec en plus 6 descentes l'an prochain… Nous sommes capables, sportivement, de viser plus haut, mais inutile de se voir trop beau dans un championnat aussi exigeant, on verra match après match. Tout est possible, y compris le pire.


Le Mans et Saint-Brieuc se sont disputés la montée en National en 2017/2018, quelle image avez-vous du club manceau et de son évolution depuis 2018 ?



Cap sur Saint-Brieuc pour la "der" de la saison | © Mickaël Bruneau Photographies


Honnêtement, c'est une équipe que nous connaissons et suivons assez peu ici. Nous la connaissons essentiellement par son passage en Ligue 1 qui lui a donné l'occasion d'investir dans le MMArena. Nous en avons l'image d'un "gros" du National, qui de par ses infrastructures et les moyens alloués au statut de club pro, aurait vocation à jouer plus haut.


Pour finir, quel est votre pronostic pour la rencontre de vendredi soir ?


Pour un maximum d'émotions, l'idéal ce serait que les manceaux mènent au score en début de première période, que nous revenions au score pour finir par mener 3-1 en faisant le break, mais essayer de gagner serait déjà bien ! Ce qui est certain c'est que Le Mans n'a "plus rien à jouer", nous non plus, et que cela peut donc être un match ouvert et haletant, pour conclure cette saison en beauté

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