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Anaïs Gasnier : "Le club se professionnalise de plus en plus et c'est vraiment une bonne chose"

Dernière mise à jour : 11 févr.

Chaque mois, La Tribune Mancelle vous propose de découvrir le parcours d'un membre du club dans sa rubrique "Le Portrait". Pour ce premier numéro, nous avons pu échanger avec Anaïs Gasnier, joueuse au sein de l'équipe D2F mais aussi éducatrice au club.



© mickabrn_pix


Née le 1er mai 1996 à Fougères (35), Anaïs débute le football en Mayenne à Ernée à l'âge de 6 ans puis file vers le club phare du département au Stade Lavallois (de 13 à 15 ans). Ensuite, elle rejoint Le Mans FC jusqu'en 2014 où elle effectue notamment ses années de lycée avec le Pôle Espoirs de Rennes mais également quelques capes avec les équipes de France jeunes. En 2014, elle met le cap sur le Sud de la France à Montpellier où elle glane de l'expérience avec l'équipe première évoluant en D1. Après deux saisons dans l’Hérault, elle retourne en Sarthe, au Mans FC à l'été 2016 pour ne plus la quitter.


Le championnat D2 Féminine

Avec la réforme du championnat, des déplacements lointains sont à prévoir comme à Rodez | © mickabrn_pix

Tu évolues avec l'équipe féminine en D2, un championnat qui a évolué et qui a connu une réforme à l'intersaison avec une poule unique entraînant des déplacements lointains comme Nice ou encore Marseille, que penses-tu de cette nouvelle réforme ?


C'est une bonne chose pour le développement et le niveau du football féminin en France. Les clubs se professionnalisent de plus en plus que ce soit dans la pratique même du foot que dans les moyens mis à disposition concernant les équipes féminines. On voit aussi le niveau de la pratique du foot s'améliorer donc c'est quelque chose de positif.


Parlons de ce début de saison, que penses-tu de la préparation estivale et de vos 2 premiers matchs officiels (interview réalisée avant le match contre le FC Metz) ?


On a fait une bonne préparation, les nouvelles recrues se sont bien intégrées. L'effectif a été légèrement réduit. Nous avions bien préparé le match de Nice avec la victoire au bout. C'était mérité car nous avions eu pas mal d'occasions. Face à Rodez, le carton rouge de Zoé (Bouron) nous pénalise mais on a su rester mobilisées et finalement on récupère un point à 10 contre 11 face à un ancien pensionnaire de D1, c'est bon à prendre.


L'équipe de France féminine

L'Équipe de France lors de la Coupe du Monde en Australie | © Equipe de France

La Coupe du Monde Féminine s'est achevée le 20 août dernier, l'Équipe de France s'est inclinée en quart de finale, quel est ton ressenti sur le parcours des Bleues ?


C'est une bonne question (rires) ! L’Équipe de France avait un effectif remanié avec pas mal d'absences pour cause de blessures notamment. Des équipes ont créé la surprise comme la Jamaïque en se qualifiant pour les 8èmes, mais aussi l’Allemagne qui n'a pas passé le 1er tour et les États-Unis sorties des les 8èmes. Je ne trouve pas que la France était en dessous. Elles avaient une bonne vie de groupe, dommage d’être tombées face aux Australiennes qui n'étaient pas meilleures qu'elles.


On parle des sélections nationales, tu as arboré le maillot bleu avec les sélections jeunes et plus récemment tu as défendu les couleurs françaises lors de la Coupe du Monde Militaire avec une place de finaliste, quel retour d'expérience peux-tu nous faire ?


Des nations étaient assez en dessous, le niveau était hétérogène. Les Sud-Coréennes étaient un cran au dessus, bien en place, un bloc équipe difficile à bouger. Il y avait plusieurs filles de notre championnat actuelle donc on a pu se voir un peu et partager des moments de convivialité. C’était une bonne expérience. On a passé presque 3 semaines et demi ensemble et un stage de préparation à Liévin , on avait une bonne cohésion, un bon groupe ! A noter que j'ai participé à cette compétition avec une autre joueuse du club, Romane Leveau !


Son rôle au sein du club et du District

Anaïs côtoie Damien Bollini en tant que joueuse mais aussi en tant que collègue | © Jordan Ory

Parlons du football au niveau départemental, tu fais partie d'une commission du football en milieu scolaire (au sein du District) en quoi consiste ce rôle et quel en est l'objectif ?


En plus d’être éducatrice U18 féminine du Mans FC, je suis éducatrice référente au sein du Lycée Sud sur les catégories U16 -U17-U18. Cela permet de faire des entraînements communs avec ces 4 catégories, l'objectif est de donner à ces joueuses la possibilité de s’entraîner tous les jours en ayant un emploi du temps scolaire aménagé. Elles ont un triple projet : Scolaire - Éducatif – Sportif. L'ordre est important le scolaire en premier (rires) !


Tu es au club depuis 2016 en tant que joueuse puis éducatrice, comment perçois-tu l'évolution des équipes féminines du club ?


Je suis arrivée en D2 puis j'ai connu la descente en R1 et la remontée le D2 avec Damien Bollini.

L'évolution est évidemment positive. Cela fait quelques saisons que nous avons récupéré les installations au Stade de la Californie qui sont bien meilleures que celles du Clos-Fleuri où nous étions avant.

Nous nous entraînons 6 fois par semaine, nous avons accès à la Pincenardière pour le renforcement musculaire, nous sommes également suivies sur la gestion de l'alimentation et du sommeil. Le staff s'agrandit aussi, c'est la 1ere année où nous avons un entraineur, un adjoint, un entraîneur des gardiens, un préparateur physique et un analyste vidéo, sans oublier les dirigeants qui font un énorme travail. Nous avons 9 salariées à temps partiel chez les joueuses contre 5 l'an passé, donc le club se professionnalise de plus en plus et c'est vraiment une bonne chose.


Avoir la double casquette joueuse et éducatrice n'est-elle pas contraignante au quotidien, ou lourde à porter ?


Non, je dirais pas lourd car je sais faire la part des choses. Le plus dur, c'est la relation que j'ai avec Damien (Bollini) car c'est mon coach en tant que joueuse mais aussi mon collègue en tant qu'éducatrice. Mais comme je l'ai dis, je sais faire la part des choses donc ça se passe bien !

Néanmoins, l'emploi du temps reste chargé avec parfois 3 entraînements dans une journée, un en tant qu’éducatrice et 2 en tant que joueuse. Avec l'équipe féminine, on s'entraîne généralement le mardi soir, 2 fois le mercredi et jeudi et 1 fois le samedi matin. Les matchs étant le dimanche, on ne s'entraine pas le lundi et le vendredi .


La réception de l'Olympique de Marseille dimanche prochain

Le Mans FC (ici face à Rodez) reçoit dimanche prochain l'OM au Stade Marie-Marvingt | © Jordan Ory

Vous allez recevoir l'Olympique de Marseille au stade Marie-Marvingt le 15 octobre prochain, quel sentiment ressens-tu à quelques jours de recevoir l'une des plus grandes institutions du foot français ?


Le club met beaucoup en avant les féminines, l'an dernier face à Lens nous avions fait une très bonne affluence (6500 spectateurs) au Stade Marie-Marvingt. Nous avons cette chance et très peu de clubs en font autant que Le Mans FC. Il ne faut pas oublier la ville aussi qui aide beaucoup. Le Maire du Mans et le Président Thierry Gomez font un formidable travail.



Qui est la plus... ?


Pour finir cette interview, on a confronté Anaïs Gasnier à une partie décalée et ludique : "Qui est la plus... ?".


Qui est la plus sérieuse ? Chloé Philippe !

Qui est la plus réservée ? Je vais pas que citer Chloé (rire) ! Les jeunes qui viennent d'arriver, issues de la formation.

Qui est la plus marrante ? Esther (Siluvangi) ou Ines (Affri), j'hésite !

Qui est la plus râleuse ? Bon on peut mettre moi mais Wissem (Bouzid) est pas mal aussi !!

Qui est toujours en retard ? Mana Lamine ! C'est arrivé une fois ça va !

Qui est la plus rapide ? Mana, encore !

Qui est la plus mauvaise joueuse ? On peux dire moi, je le prend (rires)

Qui triche le plus ? Ines !



Nous remercions Anaïs Gasnier pour sa disponibilité ainsi que le club pour nous avoir accordé cette interview.

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