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Toulouse, un souffle nordique sur la ville rose

  • il y a 2 minutes
  • 5 min de lecture

Notre Tour de France des clubs fait aujourd'hui étape à Toulouse pour y retrouver le Téfécé. Tranquillement installés dans le ventre mou du classement depuis leur remontée, les Violets s'apprêtent à ouvrir un nouveau chapitre, toujours avec sérénité.





Les "Sang et Or" devenus violets


Vous l'ignorez surement, mais avant d'aborder son iconique maillot violet, Toulouse a d'abord joué en Sang et Or ! Créé en 1970 pour remplacer l'ancien Toulouse FC, disparu trois ans plus tôt, l'US Toulouse adopte les couleurs rouge et jaune et s'établit en deuxième division. Il reprend rapidement son nom d'origine, Toulouse Football Club, dès 1979, et se voit surnommé "Téfécé". C'est seulement à ce moment que le club fait le choix du violet, en référence aux violettes de Toulouse.


Réputé pour sa grande stabilité, Toulouse a toujours évolué dans les deux premières divisions, hormis la saison 2001-2002 où le club passe de Division 1 à National pour raisons administratives. Deux montées plus tard, le club est déjà de retour dans l'élite à l'été 2003. Depuis ? Quelques places d'honneur en Ligue 1, trois participations à la Ligue Europa, une courte parenthèse de deux ans en Ligue 2 mais surtout un premier titre majeur dans son histoire : la Coupe de France remportée en 2023. Un véritable exploit pour ce club régulier mais au palmarès peu garni.



Les Pitchouns n'étaient d'ailleurs pas loin de rééditer l'exploit la saison dernière, mais leur parcours s'est finalement arrêté en demi-finales, face au futur vainqueur lensois. En championnat, l'équipe de Carles Martínez Novell s'est montrée plus discrète, avec une neuvième place qui reste pour l'instant son plafond de verre. Depuis sa remontée en 2022, le Téfécé a toujours terminé en milieu de tableau : jamais vraiment engagé dans la lutte pour le maintien, mais trop juste pour viser l'Europe.



Jens Berthel Askou, le jeu à la danoise


Le nouveau cycle ouvert par la nomination de Jens Berthel Askou va-t-il bousculer le confort dans lequel l'équipe semble se trouver ? Le Danois de 43 ans va en tout cas vivre une cinquième expérience à l'étranger, après avoir joué et entraîné différents clubs au pays des Vikings. Il remplace Carles Martínez Novell, qui rejoint le Bayer Leverkusen après trois ans en tant qu'entraîneur principal.


Si Berthel Askou n'a pas encore remporté de titres majeurs, en dehors du championnat et de la coupe des Îles Féroé avec Tórshavn en 2020, il dispose d'une certaine expérience au très haut niveau. Adjoint au Sparta Prague et au FC Copenhague, le natif de Videbæk connaît bien les soirées européennes. Son dernier poste en Écosse, à Motherwell, lui a permis de retrouver un rôle de numéro 1 et de laisser entrevoir ses talents de tacticien. Reconnue pour son jeu agréable, son équipe déjoue les pronostics et lutte pour les premières places tout au long de la saison.



C'est suite à cette belle saison que Toulouse décide d'enrôler le coach danois, convaincu qu'il saura se montrer à la hauteur d'un championnat aussi exigeant que la Ligue 1. Également connu pour son engagement dans le développement des jeunes, Berthel Askou semble coller parfaitement à l'ADN du Téfécé, dont la qualité du centre de formation n'est plus à prouver.



Le mercato


Le mercato toulousain s'est pour l'instant davantage activé du côté des départs que des arrivées. L'attaquant brésilien Emersonn, auteur de 6 buts la saison passée, a signé à Ipswich contre un joli chèque de 28 millions. Le taulier défensif Charlie Cresswell a lui aussi quitté le club, sous la forme d'un prêt avec option d'achat obligatoire, et a rejoint Rennes. Un temps proche de prolonger, Djibril Sidibé n'a finalement pas été conservé sur choix du coach, qui privilégie des latéraux très dynamique dans son 4-2-3-1. Frank Magri, lui aussi en fin de contrat, était annoncé proche de Nice ces dernières semaines. À ces départs devraient s'ajouter celui du jeune défenseur Dayann Methalie, même si Toulouse vient de refuser une offre de 33 millions de Sunderland, espérant en obtenir 40.


Seules trois arrivées ont été enregistrées pour compenser ces départs. Berthel Askou a activé la filière nordique pour attirer le latéral gauche d'Horsens (Danemark) Christ Tapé, ainsi que l'ailier de Brommapojkarna (Suède) Sion Oppong. Enfin, la révélation Ismaïl Diallo, qui a crevé l'écran avec Dijon en National, est arrivé librement pour occuper le couloir droit du Téf'.



L'effectif


Gardiens : Théo Collin, Mathys Niflore, Guillaume Restes


Défenseurs : Ylies Aradj, Gaëtan Bakhouche, Ismaïl Diallo, Thibaud Garondo, Seny Koumbassa, Rafik Messali, Dayann Methalie, Marc McKenzie, Rasmus Nicolaisen, Christ Tapé


Milieux de terrain : Cristian Cásseres, Wassim Dardake, Aron Dønnum, Abu Francis, Mathis Saka, Mario Sauer, Niklas Schmidt, Alexis Vossah


Attaquants : Aymen Amaaouch, Enzo Faty, Yann Gboho, Santiago Hidalgo, Sion Oppong, Jacen Russell-Rowe, Julián Vignolo


Entraîneur : Jens Berthel Askou



La pré-saison


Le début de préparation a été très positif pour Toulouse, qui a débuté tranquillement par un nul contre son voisin ruthénois (1-1) avant de disposer des Espagnols de la Real Sociedad (2-1). Au cours de son stage à Murcie du 3 au 8 août, le TFC aura également battu les Émiratis d'Al-Ain (1-0) mais a lourdement chuté face à Elche (3-0). Une dernière rencontre, contre Hambourg, permettra d'effectuer les derniers ajustements avant la réception de Lyon pour la reprise du championnat le 22 août.



25/07 : Toulouse FC 1-1 Rodez AF (Ligue 2)

               Buteur : Cásseres


31/07 : Toulouse FC 2-1 Real Sociedad (Liga)

               Buteurs : Vignolo, Hidalgo


05/08 : Al-Ain FC (D1 Émirats Arabe Unis) 0-1 Toulouse FC

               Buteur : Bakhouche


08/08 : Elche CF (Liga) 3-0 Toulouse FC


15/08 : Toulouse FC vs Hambourg SV (Bundesliga)



À quoi s'attendre face à Toulouse ?


Avec le changement de coach et les différents départs au sein de l'effectif, il est quelque peu difficile de percevoir le véritable visage que montrera Toulouse cette saison. À condition d'accueillir un ou deux renforts supplémentaires d'ici la fin du mercato, tout porte à croire que les Toulousains auront l'ambition de viser le top 7 pour se qualifier en coupe d'Europe. Mais si la mayonnaise tarde à prendre, Jens Berthel Askou et les siens pourraient rapidement devenir des concurrents direct du Mans FC pour le maintien.



Historiquement, les deux clubs se sont croisés à 22 reprises, toujours en championnat, jamais en coupe. Cette saison marquera d'ailleurs le premier match du Mans Football Club face aux Violets, puisque c'est seulement sous le nom de Mans Union Club 72 que les Manceaux les ont défié jusqu'ici. Avec 7 victoires pour 8 défaites et 7 nuls, Le Mans présente un bilan équilibré contre le Téfécé. Il reste cependant sur quatre défaites contre cet adversaire, une série qu'il faudra stopper au plus vite.


Rendez-vous donc le 17 octobre au Stade Marie-Marvingt pour assister à la première manche. Le match retour aura lieu le 6 mars au Stadium, un stade dans lequel les Sarthois se sont imposés à trois reprises en 1996, 2005 et 2007. Vingt ans après, la passe de quatre ?

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