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Marie-Laure Palène : "On a jamais baissé les bras."

Chaque mois, La Tribune Mancelle vous propose de découvrir le parcours d'un membre du club dans sa rubrique "Le Portrait". Pour ce sixième épisode, nous avons interviewé Marie-Laure Palène, joueuse au sein de l'équipe féminine.


© MickaBrn_Pix

Raconte-nous tes débuts dans le football.


Je viens d'une famille de footballeurs ! Petite, j'ai essayé le tennis et le judo, mais je ne m'y épanouissais pas vraiment. Vers l'âge de 6-7 ans, j'ai tenté le football et là, ça a tout de suite matché ! J'ai commencé à l'OMS Païta, devenu par la suite Païta Football Club. J'y ai joué pendant 12 ans, d'abord avec les garçons jusqu'en U14, puis avec les filles. Au début, j'étais numéro 10, puis je suis passée au milieu de terrain et enfin, je suis devenue défenseure ! J'ai régressé !



Comment es-tu arrivée au Mans FC ? Est-ce que Georges Gope-Fenepej, qui est ton cousin, a joué un rôle dans ton arrivée ?


Oui, c'est ça. Le papa de Georges est le grand frère de mon père, et c'est grâce à lui que je suis arrivée au Mans FC. Vers 16-17 ans, j'avais déjà envie rejoindre la France pour poursuivre mon rêve de devenir professionnelle, et Georges et moi en avions discuté mais mes parents n'étaient pas trop enthousiastes, mais ils ont fini par accepter. Georges avait une très bonne relation avec Damien Bollini, et c'est ainsi que tout s'est mis en place.


À mon arrivée en France, c'était dur, d'autant que Georges est parti seulement un an après son arrivée, à Concarneau. Cependant, au Mans, il y a pas mal de Calédoniens, du coup nous nous réunissons une fois par semaine autour d'un bon repas. Ce sang chaud me donne beaucoup de force !



Quelle vision as-tu de la saison qui se termine ce dimanche avec un match crucial pour le maintien contre Nice ? Y a-t-il eu un moment décisif dans la saison qui vous a conduit à devoir lutter pour le maintien*



On a fait un bon début de saison, mais ensuite, il y a eu un creux et beaucoup de frustration. Malgré cela, l'équipe n'a jamais baissé les bras, nous nous sommes battues à chaque instant. Il n'y a pas eu de tournant, juste des points perdus. C'est frustrant parce nous savons que nous avons un groupe de qualité pour réussir en D2, mais les choses n'ont pas souvent tourné en notre faveur.



Tu travailles chez O2 en tant que stagiaire RH. Parle-nous de ta vie professionnelle en dehors du football.


L'école n’a jamais été mon truc ! Quand je suis arrivée au Mans et que j'ai commencé la fac, je ne savais pas trop à quoi m'attendre mais finalement, je m'y suis bien adaptée.


J'ai débuté en IUT et maintenant je suis en troisième année et ça se passe très bien. En tant que stagiaire RH chez O2, mes collègues sont très sympas et ils m'aident dans mon organisation. Si je dois partir plus tôt, ils sont conciliants, c'est vraiment cool.



La journée type de Marie-Laure, ce serait quoi ?


Ma journée commence par un réveil à 8h. Je pars pour le travail vers 8h15 et je finis à 12h. Je rentre chez moi pour déjeuner, puis je reprends à 14h et termine à 17h30. Ensuite, je rentre rapidement à la maison avant de filer à l'entraînement de 18h30 à 20h. Je suis de retour à la maison vers 20h45, le temps de manger et de me détendre un peu. Je me couche généralement vers 22h30 ou 23h.



On revient sur le volet sportif. Tu as été sélectionnée pour jouer avec la Nouvelle-Calédonie aux Jeux du Pacifique fin 2023. Parle-nous de cette expérience.


La Nouvelle-Calédonie (en gris et noir) lors des derniers Jeux du Pacifique en 2023 | © Pacific Gales

C'était ma première sélection contre les Îles Samoa lors des Jeux du Pacifique, bien que j'aie aussi fait des sélections en U17 et U19. Nous avons perdu en demi-finale contre les Fidji sur le score de 3-0. Le niveau est très différent de celui de la France métropolitaine. Moi qui évolue en D2 et une autre joueuse en D3 en France, nous étions les deux leaders de notre équipe, que l'on peut comparer à la Régionale 1 en terme de niveau.


Mentalement, c'était assez difficile car il fallait s'adapter au niveau de chaque joueuse. La communication n'est pas la même qu'en France ; il faut peser et tempérer nos mots, s'expliquer et s'entraider. Il y avait aussi beaucoup de jeunes joueuses de 16/17 ans, pour une moyenne d'âge d'environ 20 ans dans l'équipe. Je suis restée trois semaines et demie, et c'est la Fédération calédonienne qui a financé le voyage.



Parlons actualités. L'île est touchée par de graves incidents depuis quelques temps. On imagine que cela affecte ton quotidien et que tu suis cela de près, n'est-ce pas ?


Oui, c'est dur. Surtout à midi, je regarde souvent la télé calédonienne ou même BFM TV. C'est devenu un combat personnel pour moi, et je les soutiens totalement. Cela me donne de la force : je me lève le matin, je fais mes efforts à l'entraînement pour eux, pour les soutenir.


L'île est magnifique en temps normal, et ce qui se passe là-bas ne donne pas une belle image, mais c'est malgré nous ! J'aimerais bien que la paix revienne et que, toutes ethnies confondues, nous nous tenions main dans la main pour avancer et rebâtir l'île.



Pour finir une petite anecdote, histoire..


Il n'y a rien de très drôle, mais évidemment, en France, on a quatre saisons, alors qu'en Nouvelle-Calédonie, il n'y a que l'été ! Je me souviens d'un soir à l'entraînement, j'avais les pieds congelés au point de marcher bizarrement sur la pointe des pieds. Les filles me disaient qu'il fallait mettre du poivre sur les pieds pour les réchauffer ! Je ne comprenais rien, elles se foutaient juste de moi ! Mais maintenant ça va.



On termine avec la partie ludique où tu vas devoir dénoncer tes coéquipières :


La + marrante : Wissem Bouzid et Émilie Giffaut, Wissem c'est un clown !

La + technique : Wissem encore et Anais Gasnier aussi

La + cash : Naomie Vagre

La + tacleuse : je dirais moi et Chloé Philippe aussi

La plus bavarde : Chloé Bourdoiseau

La plus râleuse : Julie Ranoul et Merya Garel

Le + beau but de la saison : Chloé Bourdoiseau en Coupe de France contre Lorient

La plus chiante : Esther Siluvangi

La + en retard : Wissem et Naomie, aucun doute possible

La plus discrète : Moi !

Ta coéquipière ++++ : Chloé Bourdoiseau



Nous remercions Marie-Laure Palène pour le temps accordé à cette interview, et nous la félicitons elle et l'ensemble de l'équipe pour l'obtention du maintien !



*L’interview a été réalisée la veille du match contre Nice, rencontre remportée 2-0 et qui permet, grâce aux autres résultats, d’obtenir le maintien. Marie-Laure a été expulsée au cours de la deuxième mi-temps.

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