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Les 10 matchs qui ont marqué l'histoire du club

Dans un peu plus de deux ans maintenant, Le Mans FC (ex-MUC 72) fêtera ses 40 ans d’existence. Alors que la dynamique actuelle ne pousse pas à l'euphorie, une première célébration est déjà d’actualité à l’heure de recevoir pour la première fois de son histoire en championnat le FC Versailles. Cette rencontre marquera en effet le 1500e match officiel des Sang & Or. Pour l’occasion, nous avons établi, arbitrairement évidemment, notre liste des 10 rencontres marquantes de l’histoire du club.




1. Le baptême : Laval B 1-0 Le Mans

24 août 1985, 1e journée de Division 3 Groupe Ouest, stade Francis Le Basser


Quelques semaines seulement après avoir officialisé la création de la nouvelle entité du Mans Union Club 72, fruit de la fusion entre les ex-frères ennemis USM et SOM, il était déjà temps de démarrer cette nouvelle histoire. C’est au troisième niveau national que le MUC72 prend place, dans ce qui s’appelait encore la D3, divisée alors en groupes régionaux. Et quel meilleur adversaire que le rival historique du Stade Lavallois pour étrenner ses galons ? Oh, pas la version première des Tangos, qui évoluait encore en Première Division pour quelques saisons, mais plutôt son équipe réserve. L’effectif manceau, très jeune (21 ans de moyenne d’âge environ) se constituait alors d’un amalgame de joueurs passés par les deux entités sarthoises, agrémentées de quelques recrues arrivées sur le tard. La mayonnaise n’était pas encore totalement prise, si bien que ce premier opus se soldera par un court échec (1-0) devant moins de 300 spectateurs. Battus dès la 5e minute de jeu sur un penalty d’Alain Drouet, les Sarthois feront pourtant globalement une belle partie, qui aurait mérité mieux de l’avis des observateurs de l’époque. Dans l’équipe alignée par le coach muciste d’alors, Bernard Deferrez, peu de noms ont réussi à traverser les époques pour que les nouvelles générations s’en souviennent, à l’exception du légendaire Régis Beunardeau, déjà là, et à un degré moindre de Pascal Pierre, qui fera les belles heures du FC Metz quelques saisons plus tard. Dans les rangs adverses se trouvaient notamment Landry Chauvin, actuel sélectionneur des U20 tricolores. Si ce match est entré dans l’histoire, ce n’est donc pas pour son contenu, mais bien pour cette première pierre historique posée dans le jardin du football français.


© OF 26/08/1985

 

2. L'accession : Le Mans 3-2 La Rochelle

14 mai 1988, 28e journée de Division 3 Groupe Ouest, stade Léon-Bollée


Quand le MUC démarra son histoire trois ans plus tôt, l’équipe dirigeante s’était donnée un objectif de montée en deuxième division d’ici trois saisons. Arrivée à la 10e place pour son premier exercice, puis deuxième pour la saison 1986/1987, l’équipe menée désormais par Christian Gourcuff va réaliser un parcours formidable qui lui permet à 3 journées de la fin de posséder 5 points d’avance sur ses principaux concurrents, notamment La Rochelle. Un point suffit donc aux Sang & Or à l’heure d’affronter les Rochelais. Dans un stade Léon-Bollée qui bat alors son record d’affluence (6688 spectateurs), les deux équipes vont se neutraliser longtemps, malgré l’ouverture du score de Pascal Affaire pour les locaux. Une panne d’éclairage, interrompant le match pendant une demi-heure, va toutefois permettre aux joueurs de se relâcher à la reprise pour offrir un beau festival de buts. Score final 3-2, avec un triplé du goleador sarthois Affaire, meilleur buteur du championnat en fin de saison.

Premier coup d’éclat donc dans l’histoire du MUC qui connait là la première de ses huit montées. Même si la saison suivante fera figure de calvaire, ce ne sera qu’une première étape avant un retour durable au second niveau national.


© Archives Cyril Yvon

 

3. Le coup de tonnerre : Marseille 2-3 Le Mans

30 juillet 1994, 1e journée de Division 2, stade Vélodrome


Jamais sans doute la Division 2 n’avait occupé une telle place médiatique en cette rentrée 1994-1995. Et pour cause, l’Olympique de Marseille, champion d’Europe un an auparavant, vice-champion de France en titre, est pourtant relégué administrativement à la suite de l’affaire de corruption VA-OM. Et pour démarrer ce nouveau cycle, c’est bien le MUC72 qui se voit proposer en amuse-gueule au Vélodrome pour l’ouverture du championnat. Les caméras d’Eurosport sont présentes pour ce qui semble alors n’être que la première formalité phocéenne dans leur saison de la reconquête. Le Mans n’est en effet qu’un modeste club qui entame sa 5e saison consécutive à ce niveau, où il avait terminé difficilement à la 17e place sur 22 l’exercice précédent. Mais, le MUC72, entrainé par le jeune coach Thierry Froger, fait sensation sous les yeux de la France entière en venant à bout des Olympiens sur le score de 3 à 2. Le regretté Patrick Van Kets s’offre un doublé, avant qu’Emerick Darbelet ne parachève un succès, à peine entaché par les réalisations de Tony Cascarino et Marcel Dib. L’effectif marseillais, bien qu’amputé de ses grands noms, n’était pourtant pas composé de minots : Fabien Barthez, Bernard Casoni, Marc Libbra, Jean-Marc Ferreri étaient titulaires au coup d’envoi. Si la saison mancelle sera malheureusement moins flamboyante que ce premier succès, le MUC72 s’est toutefois fait pour la première fois un nom dans le paysage du football français, même s’il tardera à le confirmer.





 

4. L'espoir déçu, acte 1 : Sedan 4-3 (ap) Le Mans

27 avril 1999, demi-finale de Coupe de France, stade Emile-Albeau


Force est de constater que, depuis sa création, le MUC72 et la Coupe de France n’avait pas connu d’idylle flagrante. Jamais le club sarthois n’avait encore dépassé le stade des 1/16e de finale, et pas d’exploit n’était venu émailler le parcours chaque année. Mais ça c’était avant l’édition 1998-1999 de la Vielle Dame. Cette année-là, Le Mans va enfin réaliser un parcours quasi-parfait. Après s’être sorti des pièges tendus par Orvault (1-0) au 7e tour, Pau (2-0) au 8e tour puis Louhans-Cuiseaux (4-1) en 32e, vint d’abord le premier grand fait d’arme avec pour la première fois de son histoire l’élimination d’un club hiérarchiquement supérieur, en l’occurrence le Stade Rennais (2-0) en 1/16e. Exit Clermont en huitièmes (2-0) puis le rival lavallois en quarts (3-1). Sedan se présente comme un adversaire à sa portée en demi, même si le match à lieu dans les Ardennes. Ceux qui se rappellent avoir vécu en direct cette rencontre en ont encore des palpitations tant le scénario fut haletant. Menant 1-0 à la mi-temps grâce à un penalty de Dagui Bakari, les Mucistes sont rejoints au score à un quart de la fin. Les prolongations s’emballent quand les Sedanais pensent avoir tué le match par deux réalisations de Quint et N’Diefi. Le Mans revient grâce à Benoit Chagnaud (3-2) mais se fait de nouveau crucifié par le même N’Diefi. A deux minutes de la fin, Cyrille Revillet redonne un espoir fou aux Sang & Or en revenant à nouveau au score (4-3). Et sur la dernière attaque, Christian Penaud envoie sa reprise directement sur la barre. Epilogue tragique, la finale tant rêvée échappe (une première fois) aux Sarthois, mais ce match marquera longtemps les supporters.



 

5. L'âge adulte : Lens 0-0 Le Mans

2 août 2003, 1e journée de Ligue 1, stade Félix-Bollaert


On y est… après 18 ans d’existence et plus de 730 matchs disputés, le principal club sarthois découvre enfin la Ligue 1 ! Raté de peu une première fois en 1992 (défaite en barrages contre Strasbourg), les Mucistes avaient souvent joué les rôles d’outsiders déçus au cours des années suivantes, jusqu’à cet exercice 2002-2003 de Ligue 2 parfaitement maitrisé, couronné d’une montée obtenue le 16 mai à Grenoble. Et quand s’ouvre, quelques semaines plus tard, la reprise du premier niveau national, les Sarthois sont pleins d’ambitions et d’espoirs. De nouvelles têtes pleines d’expérience sont arrivées pour épauler les jeunes héros de la saison précédente : Fernando D’Amico, Dan Eggen, Eddy Capron. Des pépites étrangères sont tentées comme des paris tels le sud-africain Molefe, le roumain Radu… Et c’est à l’extérieur que l’histoire débutera, face au RC Lens. Devant plus de 37000 spectateurs, les hommes de Thierry Goudet réussissent leur entrée en matière en allant chercher avec les tripes un résultat nul (0-0), sans doute plus flatteur qu’il n’y parait. Le gardien sarthois Bédenik se montre à son avantage, l’attaque menée par Daniel Cousin et Laurent Peyrelade est plus discrète. Mais si le dépucelage du haut niveau est plutôt réussi, la suite ressemblera plus au chemin de croix pour un MUC qui devra attendre encore 11 matchs pour remporter sa première victoire. Malgré une fin de saison plus aboutie, Le Mans retombe déjà au niveau inférieur.


© OF 04/08/2003

 

6. La masterclass : Le Mans 3-0 Marseille

5 novembre 2005, 14e journée de Ligue 1, stade Léon-Bollée


Dans son histoire, Le Mans aura gouté 65 fois à la victoire en Ligue 1. Néanmoins, les Sarthois ont souvent mordu la poussière face aux « gros ». Lyon, le cador de l’époque, n’a ainsi cédé qu’une fois en 12 affrontements. Même constat face à Monaco. Face au PSG comme face à l’OM, le MUC a été à peine plus performant, avec 2 succès. Cela donne donc à ces derniers une valeur hautement symbolique. Face aux Phocéens, le moment de gloire a clairement eut lieu un soir de novembre, devant plus de 16500 personnes (record battu) chauffées à blanc à Bollée. Promus une seconde fois cette saison-là, les hommes de Fred Hantz ont bien mieux démarré leur championnat, pointant à la 10e place au soir de ce duel, soit un rang devant leur adversaire du jour. Coachés par Jean Fernandez, et composés entre autres de Fabien Barthez, Habib Beye, Sabri Lamouchi, Samir Nasri et Franck Ribéry, les Olympiens vont littéralement couler face à la furia sarthoise. Très tôt, l’Italien Davide Chiumiento inscrit ce qui sera son unique but en Sang & Or, d’un tir du droit (6’). Loin de défendre le résultat, les Sarthois jouent l’attaque. Et à l’heure de jeu, Fanchone suit la frappe de Bangoura pour venir tromper Barthez (61’). Ismaël Bangoura, justement, se mettra en évidence quelques minutes plus tard d’une splendide frappe en pivot pour venir conclure le festival (77’). 3-0 face à un des clubs français les plus mythiques, la soirée est un rêve pour tous les supporters sarthois. Sans doute l’un des plus beaux de l’histoire du club, par le score et la manière, lors de ses 6 saisons de Ligue 1.


© om4ever.com

 

7. L'espoir déçu, acte 2 : Le Mans 4-5 (ap) Lens

27 février 2008, demi-finale de Coupe de la Ligue, stade Léon-Bollée


Sans doute le match le plus fou parmi les 1500 disputés à l’heure actuelle. Cardiaque s’abstenir. Pour la troisième saison consécutive, Le Mans réussit la performance de se qualifier pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue. Après avoir chuté avec les honneurs mais sans réelle injustice à Nancy (2-0 en 2006) puis à Lyon (1-0 en 2007), les Sarthois ont pour la première fois la chance de défendre leur ticket pour le Stade de France à domicile. Le stade Léon-Bollée, garni de plus de 13000 spectateurs, est en ébullition. Après avoir sorti Laval (1-0), Niort (3-0) et l’ogre lyonnais en quart-de-finale (1-0), l’espoir est de mise d’autant que le MUC est en pleine bourre. Portés par deux victoires consécutives, les hommes de Rudi Garcia sont 4e de Ligue 1, quand leur adversaire du soir ne pointe qu’au 17e rang. Et tout se passe comme prévu au démarrage de cette rencontre historique. Gervinho ouvre le score au bout de 20 minutes, malgré un hors-jeu de Matsui. Très vite toutefois des nuages apparaissent. Un quart d’heure après, un coup-franc de Monterrubio est dévié par De Melo (1-1). Tout est à refaire. Alors qu’on approche de la mi-temps, c’est Hassan Yebda qui vient redonner l’avantage aux locaux sur une passe de Gervinho. Joie de courte durée, car Loïc Rémy n’attend que quelques secondes pour venir égaliser. 2-2 à la mi-temps… Mais dès le retour des vestiaires, ce sont les Nordistes qui mettent le pied sur le match. Aruna Dindane inscrit le 3e but lensois à la 53’ (2-3), puis 10 minutes plus tard c’est une volée de Monterrubio qui touche le poteau puis la tête de Yohann Pelé pour finir dans les cages mancelles (2-4). Du rêve au cauchemar… puis de l’effroi à l’espoir… Trois minutes plus tard c’est la défense artésienne qui perd pied et offre deux opportunités à Matsui puis De Melo, qui n’en demandent pas tant et remettent les compteurs à égalité (4-4). Les deux équipes n’arrivent décidément pas à se départager et on voit venir l’heure fatidique des tirs aux buts. Mais à deux minutes de la fin de la prolongation, Sidi Keita vient crucifier une dernière fois le portier manceau. Cette-fois ci, le MUC n’arrivera pas à revenir et c’est la bande à JPP qui file vers Saint-Denis. On ne le sait évidemment pas encore, mais les Sarthois n’auront plus jamais jusqu’à ce jour l’occasion de disputer une demi-finale de Coupe.



 

8. La promesse : Le Mans 3-0 AC Ajaccio

29 janvier 2011, 21e journée de Ligue 2, MMArena


Après avoir dit au revoir à la Ligue 1 au mois de mai précédent, puis dit adieu quelques semaines auparavant au bon vieux stade Léon-Bollée, qui aura accueilli plus de 500 matchs de l’équipe première mancelle, le club sarthois entre dans une nouvelle ère en ce jour de janvier 2011 avec l’inauguration de son nouvel écrin : le MMArena. Ce stade aura déjà beaucoup fait parler avant même de sortir de terre. Pour la première fois, un club se dote d’une enceinte financée par un montage réunissant à la fois partenaires publics et privés. Pour la première fois aussi, en France, on utilise le naming, devenu un passage quasi-obligé désormais. Ce stade, voulu par le président Legarda pour concrétiser son projet de faire du Mans FC l’un des 50 meilleurs clubs européens, était évidemment destiné à accueillir des matchs de Ligue 1. Le temps d’être construit, la situation sportive mancelle s’est dégradée, avec la descente à la clé. Il n’empêche, près de 25000 personnes affluent, et parmi elles le Premier Ministre de l’époque mais aussi Michel Hidalgo, Frank Leboeuf, Henri Pescarolo et bien d’autres. Sportivement parlant, l’adversaire désigné par le calendrier est l’AC Ajaccio. Et l’enjeu est de taille puisque les deux équipes sont à la lutte pour la montée, les Sarthois (3e) devançant les Corses (4e) d’un petit point au classement. Si la der à Bollée avait tourné à l’eau de boudin (défaite contre Vannes, 0-1), on ne pourra pas effacer de l’histoire que cette première au MMArena aura en revanche tout l’aspect d’un franc succès. Un scénario idéal même puisque dès la demi-heure de jeu, Ludovic Baal entre dans l’histoire comme le premier buteur du stade. Et la minute suivante, Mickaël Poté vient crucifier Bernardi pour quasiment plier l’affaire (2-0). A un quart d’heure de la fin, l’inévitable goleador norvégien Thorstein Helstad alourdit la marque pour inscrire son 11e but de la saison. 3-0, score final pour ce match historique. Le MMArena est bien né et promis à de belles heures avec un retour rapide dans l’élite. En tout cas, le croyait-on alors.



 

9. Le fatal tournant : Vannes 4-3 Le Mans

20 mai 2011, 37e journée de Ligue 2, stade de la Rabine


Rarement un match en particulier aura symbolisé une fracture dans l’histoire d’un club. Et pourtant, avec plus de dix ans de recul désormais, on peut s’accorder à dire qu’il y aura eu un avant et un après Vannes 2011. Oh rien de plus que 3 points ne se jouaient ce soir-là, mais ceux-là devaient tout changer. Replaçons le contexte : à l’avant-dernière journée de ce championnat haletant de Ligue 2, Le Mans FC, après un gros trou d’air au début du printemps s’est complètement relancé dans sa mission remontée. Les Sarthois sortent de 3 probants succès face à Tours (3-0), Troyes (1-0) et Laval (4-0) et sont installés à la troisième marche du podium, deux points derrière le duo de tête (Evian et Dijon) et 1 point devant Ajaccio. Les Sang & Or ont donc leur destin entre leurs mains avant d’aborder les deux dernières échéances contre Vannes et Nantes. Les Bretons, qui plus est, sont quasiment déjà condamnés à la relégation, distancés de 4 points dans la lutte pour le maintien. Les joueurs de Stéphane Le Mignan n’ont gagné que 5 fois à domicile de la saison et font donc office de victimes parfaites. D’ailleurs, la première mi-temps confirme rapidement la différence de confiance entre les deux équipes. Dès la 11e, Thorstein Helstad est à la réception d’un centre de Jeff Louis pour ouvrir la marque. Dix minutes plus tard, le Norvégien inscrit son tout premier doublé avec le club en remportant son face-à-face avec Gauclin (2-0). A 120 minutes du terme du championnat, Le Mans en est alors le leader. Et puis… et puis l’histoire vire au cauchemar. Ludovic Baal rate la balle du 3-0 en début de seconde période. Thorstein Helstad est remplacé dès l’heure de jeu par Wagué. La frappe des 20 mètres d’Erwan Quintin trompe Didier Ovono, surpris par le rebond. A 2-1, les hommes d’Arnaud Cormier se tétanisent alors que les Vannetais jouent libérés comme jamais. A un quart d’heure de la fin, Frédéric Duplus est à la réception d’un corner de Quintin et vient égaliser. Le pire semblait être arrivé aux Sarthois, qui pourtant se relançaient de manière inespérée par l’intermédiaire de Mickaël Poté après une déviation de Fred Thomas. 3-2 à la 85e, les dégâts semblaient colmatés. Oui, mais quand le destin se veut cruel, il va jusqu’au bout. Fabien Jarsalé égalise de nouveau de la tête avant que dans le temps additionnel Virgile Reset réalise un petit festival pour crucifier des Sarthois méconnaissables. A l’autre bout de la France, Ajaccio faisait le travail en battant Istres (2-0) et passait devant des Manceaux qui ne devaient plus qu’espérer un alignement des planètes pour remonter sur le podium au soir du dernier match. Non seulement celles-ci ne s’aligneront pas, mais ce ne sera que le début d’une longue, très longue traversée du désert qui ne verra jamais plus les Sarthois s’approcher si près d’un retour en Ligue 1, bien au contraire. Il est facile de pointer ce match comme le tournant… après tout bien d’autres points furent perdus en route cette saison-là. Mais à l’image du nul à Chambly en 2020, comment ne pas se poser la question éternellement… Et si les Manceaux n’avaient pas failli psychologiquement lors de cette 2e période ? Où serait le club aujourd’hui ?



 

10. Le geste divin : Gazélec Ajaccio 0-2 Le Mans

2 juin 2019, Barrage retour L2/National, stade Ange-Casanova


Être supporter du Mans FC depuis une douzaine d’années est loin d’être une garantie de bonheur. Il est même difficile de citer beaucoup de moment de joie intense dans un passé récent. Mais, le moins que l’on puisse dire, c’est que les Sang & Or ne font pas les choses à moitié quand la pièce tombe du bon côté. Après des années à cravacher dans le monde amateur pour faire renaitre le club, les Sarthois sont de retour au 3e niveau national en 2018/2019. Au terme d’un parcours d’abord parfait, puis plus chaotique, les hommes de Richard Déziré ont sauvé les meubles en s’octroyant la 3e place du championnat au nez et à la barbe du voisin lavallois. Pas de montée directe donc mais une chance encore avec un barrage en 2 manches face au 18e de Ligue 2, le Gazélec Ajaccio. Mission périlleuse, les Corses ne tombant à cette place qu’au soir de la dernière journée seulement, après avoir vécu une saison plutôt sereine la majorité du temps. D’ailleurs le match aller, dans un MMArena quasi-plein, tourne à l’avantage du plus expérimenté. Blayac et Jobello scorent pour les Corses, quand Rémy Boissier vient réduire l’écart, avec un but qui prendra toute son importance. Car cinq jours plus tard, même si les chances de succès restent faibles, les Sarthois gardent espoir. Mais les minutes défilent et rien ne bouge. Stéphane Diarra tape le poteau, Stephen Vincent marque mais son but était annulé par la VAR. A la 72e toutefois, Rémy Boissier, encore lui, ouvre le score pour les Manceaux. Le dernier quart d’heure offre alors un spectacle haletant, où la tactique laisse la place à l’instinct. Les Manceaux tentent tout pour aller chercher ce 2e but salvateur, au point de se découvrir trop et laisser Wesley Jobello partir quasi-seul au but. Lemonnier arrive in extremis à le rattraper, mais illicitement. Nicolas Kocik gagne toutefois son face-à-face sur le penalty timidement tiré par l’attaquant corse. Il reste donc un ultime espoir. La suite, pas besoin de la décrire car tout suiveur sarthois a les images gravées en tête. Mamadou Soro réalise le geste le plus incroyable de sa carrière avec ce retourné acrobatique devenu légendaire. Au bout du suspense, Le Mans s’impose dans un stade qui devient rapidement très hostile. Les visiteurs seront quant à eux accueillis en véritables héros à leur retour. 6 ans après l’avoir quitté dans les conditions que l’on connait, Le Mans retrouve la Ligue 2 ! L’histoire était sans doute trop belle, le fameux « destin » décidera de frapper encore quelques mois plus tard.





 

Chaque suiveur du club aura sans doute un avis qui pourra différer sur le contenu de cette liste. N’hésitez donc pas à nous partager la vôtre sur nos différents réseaux sociaux : quel(s) match(s) auriez-vous placé dans ce palmarès des 10 rencontres historiques du club ?


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