Villefranche/SC Lyon: l'autre match à suivre!



Rarement les yeux des supporters manceaux ne seront autant rivés sur une autre affiche que le match de nos chers Sang et Or… Et pourtant, si on parie sur une victoire mancelle contre Annecy (à démontrer encore), il faudra dans le même temps un exploit du SC Lyon, qui devra s’imposer au stade Armand-Chouffet de Villefranche. L’équation est simple, seule une victoire lyonnaise permettra aux Manceaux de piquer la 3e place aux Caladois, si nous-mêmes prenons les 3 points contre Annecy.


Y a-t-il des raisons d’être optimistes à ce sujet ? Le classement malheureusement est formel. Le 3e qui reçoit la lanterne rouge, le duel semble trop déséquilibré. Mais on peut essayer de trouver des points positifs toutefois. D’abord Villefranche est loin d’être impérial à domicile. Les Caladois sont 10e au classement et ont déjà chuté à 4 reprises cette saison (la dernière en novembre toutefois). A l’inverse, les Lyonnais s’en sont mieux sortis à l’extérieur cette saison, même s’ils n’ont remporté que 2 matchs.



Au match aller, les deux clubs s’étaient neutralisés 2-2 à Saint-Priest. D’ailleurs, depuis que les deux clubs évoluent ensemble en National 1, jamais Villefranche n’a réussi à s’imposer (2 victoires lyonnaises, 3 nuls).


La motivation lyonnaise pourrait également être un atout supplémentaire. 3 points de plus pourraient leur permettre de passer devant Bastia-Borgo (si les Corses ne battent pas Créteil) et ainsi éviter la dernière place, dont on pense assez vraisemblablement qu’elle sera déclarée relégable d’ici quelques jours.


A tout ceci, il faut rajouter un élément important : la notion de derby. Une trentaine de kilomètres à peine séparent les deux stades. Cette proximité géographique peut-elle jouer un rôle dans la (sur)motivation de l’une ou de l’autre des équipes ? Pour avoir un élément de réponse à ce sujet, nous avons posé la question à un spécialiste local, Arnaud Clément, journaliste au Progrès et qui suit donc de très près les performances de chacun des clubs de la région. Il confirme qu’il peut y avoir un antagonisme entre les deux clubs : « Il y a une vraie rivalité rhodanienne entre les deux clubs, c'est indéniable, explique-t-il. Pour plusieurs raisons. La proximité géographique évidemment. Mais aussi de profondes différences socio-culturelles: entre une petite ville de province et un bassin plutôt rural du Beaujolais d'un côté, et un club qui a beaucoup évolué pour tenter d'avoir une image métropolitaine à Lyon (d'où le changement de nom en 2020 en SC Lyon) mais toujours adossé à son image de club de quartier avec tout ce que ça peut imposer en clichés négatifs. »