Bègue, l'analyse d'un supersub

Homme providentiel contre le SC Lyon lors du dernier match, Bègue a été décisif avec un but d’un sublime coup-franc et une passe décisive.

Rentré à la 60e minute en même temps que Krasso, voyons ce qu’il a apporté en plus de ces bonnes statistiques.


Au niveau composition, après le changement l’équipe troque son habituel 433 et se présente avec la paire Hafidi/Avounou au milieu et une ligne Brahimi/Krasso/Bègue/Gope-Fenepej devant plus ou moins alignée selon le type d’action. C’est donc un 442 sans ballon et 424 avec.

(Ici le bloc est en 442 avec nos deux entrants devant.)


Défensivement

Bègue va donc être officiellement dans l’axe mais il faut quand même noter qu’il va se retrouver de temps à temps sur le côté gauche. C’est l’avantage d’avoir Gope sur le terrain : celui-ci peut aussi prendre l’axe. Selon les déplacements de l’un, l’autre va compenser afin de n’avoir jamais deux joueurs au même endroit.

En fin de match, Didier Ollé-Nicolle demandera même au numéro 7 manceau de se placer côté droit preuve de sa polyvalence sur le front de l’attaque.


Passer à deux devant permet de densifier l’axe et ainsi orienter le jeu adverse sur les côtés ou bien forcer le jeu long. Sur l’image ci-dessous nous voyons que le porteur a très peu de solutions : l’axe est bouché, derrière il y a Krasso prêt à monter sur le temps de passe, et sur le côté Gope veille.

Quant à Bègue il est chargé de cadrer le porteur pour le forcer à jouer vite. Chose qu’il va faire en cassant la ligne de pression mancelle mais la défense empêchera l’action d’aller plus loin.


De par son explosivité, Bègue peut servir de starter offensif. Même si là il est bien seul, on le voit monter sur le porteur pour mettre la pression. Bien sûr le bloc doit suivre afin de couper les lignes de passes…


En seulement trente minutes Bègue a été intéressant sans ballon. Il sent le jeu ce qui lui permet d’avoir un temps d’avance sur ses adversaires. Exemple avec deux actions.


Sur cette première action l’espace est réduit, le porteur lyonnais n’a que deux joueurs proches comme solution sauf que l’un est pris par deux manceaux. Il ne peut donc passer la balle qu'à celui derrière lui, Bègue va le comprendre et va se rapprocher de lui. Celui-ci va quand même recevoir le ballon mais avec la pression de Bègue il ne pourra pas se retourner et va dégager en touche.