2020, l'année du Mans FC en chiffres

Mis à jour : janv. 6

Bye bye 2020 !! Année noire en générale dans le monde, mais aussi en particulier pour tous les mordus du club manceau. Prenons le temps de se poser sur les quelques chiffres marquants de l’année.


Pourtant, 2020 s’est terminé comme 2019 : par une belle victoire à l’extérieur pour nos Sang et Or (3-1 au SC Lyon cette année, 3-0 au Paris FC l’an passé). Une belle façon de s’arrêter donc, car au-delà de ces trois points, on ne peut que reconnaitre que 2020 aura été un supplice pour les supporters manceaux. Au 1er janvier de cette année, rappelons-nous que le club pointait à la 15e place de Ligue 2, et restait sur une dynamique qui lui faisait plutôt espérer le milieu de tableau et accrocher un maintien plus rapide. La suite on la connait… pas aidé par ce virus et la FFF qui ont mis un terme au pire moment à cette saison cruciale, le club sarthois doit désormais batailler dans le milieu de tableau du National, ballotté selon les journées entre le haut et le bas du classement.

Jamais depuis l'année de création du club, on avait aussi peu joué sur une année...

Avec 27 matchs officiels disputés sur les 12 mois, il s’agit bien évidemment de l’année civile où le club a le moins joué dans son histoire. On mettra volontairement de côté l’année 1985, création du MUC, qui n'avait débuté officiellement qu'en août. Jusqu’ici le plus petit total était de 31 rencontres (en 1989, 1992 et 2015). Ces 27 matchs se décomposent ainsi : 6 victoires, 13 nuls et 8 défaites. Autant dire qu'avec 1 victoire tous les 2 mois, cela représente évidemment le pire total historique sur une année. Jusqu’ici, 2009 était l’annus horribilis avec 9 succès seulement. L’excuse du faible total de matchs joués ne tient pas totalement pour l’expliquer, car avec 6 victoires en 27 matchs, la proportion de succès est de 22,2%. L’ultime victoire à Lyon sauve donc de justesse 2020 d’être la pire au ratio, que conserve à nouveau l’année 2009 (21,4% de victoires).


En revanche, et cela ne surprendra personne, 2020 a battu un nouveau record : celui de la proportion de matchs nuls réalisés ! Avec 13 partages des points en 27 matchs, soit 48%, le chiffre de l’an 2000 (20 nuls en 44 matchs, soit 45%) est désormais dépassé !


Fort logiquement, les nombres de buts marqués et encaissés sont également très faibles. Les Manceaux ont ainsi inscrit 28 buts en 2020, de très très loin le plus faible total sur une année, qui jusqu’ici était de 37 buts (en 1992 et 2013). 14 joueurs différents ont scoré pour le club. Le meilleur buteur est Billal Brahimi avec 6 buts, devant Julio Donisa et Aboubakary Kanté (3 buts).

Inversement, Le Mans FC a encaissé 32 buts. Malgré le faible nombre de matchs, il est pourtant arrivé 6 fois sur des années complètes que le club tienne mieux le coup défensivement. La palme revenant à 2014 avec seulement 19 buts encaissés sur toute l’année.


Moyenne par match de buts marqués (en vert) et encaissés (en rouge): 2020, une année classique

Que ce soit offensivement ou défensivement, en considérant le nombre de buts marqués ou encaissés par match, on constate toutefois que 2020 se situe dans la moyenne de toutes les autres années, entre 1 et 1,2 par rencontre. Au rayon des joueurs, l’année 2020 a vu 40 hommes différents porter le maillot sang et or. Avec 25 participations (sur 27 possibles donc) c’est Pierre Patron qui a joué le plus de matchs. Il devance de peu Pierre Lemonnier (24), puis plus largement Jérémy Choplin (18), Billal Brahimi, Hamza Hafidi, Bendjaloud Youssouf (16) et Maxime Bernauer (15).


La particularité de cette année a été aussi bien évidemment de vider les stades de leur public. Ainsi, alors qu’on avait quitté 2019 avec un nouveau record d’affluence au MMArena (24 425 spectateurs lors de la réception du PSG le 18 décembre), le plus haut chiffre se monte en 2020 à 6 283 personnes pour la venue de Guingamp le 28 février. Un chiffre qui aurait sans nul doute été battu pour le derby contre Laval le 26 octobre, mais la jauge était alors bloquée à 5 000. En déplacement, le club n’a pas fait déplacer les foules non plus. La meilleure affluence eut lieu pour le premier match de l’année, au Matmut Atlantique, lors de l’élimination en Coupe de France à Bordeaux (8 870 spectateurs).


Parmi les autres infos chiffrées de l’année : on peut constater que le club a rencontré 27 adversaires différents, et n’a par conséquent jamais croisé la route 2 fois de la même équipe.


Les Sang et Or ont reçu un total de 54 cartons jaunes, soit pile une moyenne de 2 par matchs. 5 joueurs ont été exclus (3 de moins qu'en 2019) : Alexandre Vardin (contre Auxerre), Enzo Ebosse (à Chambly), Maxime Bernauer (contre Bourg), Victor Glaentzlin (à Créteil) et Julio Donisa (au SC Lyon). A l’inverse, les adversaires des Manceaux ont été moins avertis (44 jaunes) mais plus souvent réduits à 10 (7 expulsions au total).


Les Manceaux ont inscrits 5 penalties (dont 2 lors du dernier match) et ont bénéficié d'1 CSC (le lorientais Fontaine). Ils ont encaissé au contraire 7 coups de pied de réparation, mais n’ont pas offert de CSC officiellement (le fameux ballon entré dans les buts avec Patron à Ajaccio étant attribué au tireur).


En 2020, 20 nouveaux joueurs ont porté pour la première fois le maillot sarthois, depuis Lorenzo Rajot et Yanis Merdji à Valenciennes le 28 janvier, jusqu’à Ryan Ebene Talla, Mathieu Gonçalves et Julien Bègue contre Sète le 9 octobre. 8 joueurs ont inscrit leur premier but en Sang et Or (Donisa, Brahimi, Tomi, Glaentzlin, Bègue, Youssouf, Gimbert, Avounou). A l’inverse, 16 joueurs ont joué, a priori, leur dernier match cette année (peut-être plus si de nouveaux départs ont lieu prochainement).

Enfin, du côté des entraineurs, 2020 aura aussi eu la particularité rare de connaitre 4 techniciens différents sur le banc : Richard Déziré, Stéphane Pichot, Réginald Ray et Didier Ollé-Nicolle. Seule l’année 2009 avait connu autant de rebondissements avec 4 coachs différents également : Yves Bertucci, Daniel Jeandupeux, Arnaud Cormier et Paulo Duarte.

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